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TOULOUSE : ARRÊTÉES POUR DES COLLAGES ET DES TAGS, 7 PERSONNES PARTENT EN PRISON

septembre 21, 2020

Vendredi 18 septembre, 7 personnes qui avaient été arrêtées pour des tags et des affiches ont été envoyées derrière les barreaux. Voici le communiqué de soutien qui circule :

« 7 compagnon.n.es sont passées en comparution immédiate au tribunal de Toulouse pour des tags, affiches et pochoirs faits mardi soir. Tout le monde a pris 2 mois de prison ferme avec maintien en détention à la maison d’arrêt de Seysses.

C’était de nombreux tags et affiches contre les flics, les juges, les matons, les bourgeois, l’etat, le patriarcat…

On pouvait lire par exemple « Le feu tue les virus… brûle ton comico » « Balance ton smartphone, pas ton voisin » « Ne relevons pas l’économie, détruisons là » « Avec ou sans masque, ce monde est irrespirable. Détruisons ce qui nous étouffe » « Crève les poukaves » « Squat ton préfet » « Plutôt mourir libre que vivre confiné » « la police tue, confinons la » « ACAB le pire des virus c’est l’autorité »…

Un voisin a poukave et les keufs ont arrêté quelques minutes plus tard 7 personnes. Elles ont fait 48h de GAV (Garde à Vue) + une nuit en prison, avec les chefs d’inculpation :
-Dégradation aggravée en réunion.
-Identité imaginaire.
-Refus de signalétique et d’ADN.

En GAV, elles ont toutes demandé le même avocat mais le procureur a refusé en prétextant un « conflit d’intérêt ». Personne n’a rien déclaré et certaines ont refusé les auditions.
Durant la GAV, au moins une personne s’est faite prendre son ADN sur un gobelet.

L’avocat a finalement pu défendre les 7 personnes à la comparution immédiate.

Il y avait 3 parties civiles. La ville de Toulouse et 2 syndic de copropriété (dont la SOGEM)

A l’audience, les personnes n’ont voulu répondre à aucune des questions. Elles ont maintenu leur identité et ont simplement déclaré qu’elles ne reconnaissaient pas les faits.

Le procureur a annoncé devoir « faire un tir groupé » car il ne pouvait pas individualiser les peines en se basant sur le profil de chacun. Il a requis 3 mois ferme avec maintien en détention.
Quand le juge a prononcé la condamnation a 2 mois ferme, les personnes présentes dans la salle et à l’extérieur ont exprimé leur rage et leur solidarité en gueulant. Le juge a demandé l’arrestation d’une d’entre elles pour « outrage à magistrat ». Plusieurs autres ont tenté de s’interposer et les flics ont utilisé leurs matraques.
La personne qu’ils voulaient arrêter s’est faite bousculer et a chuté. Elle a été emmenée à l’hopital pour être envoyée ensuite en GAV.
On partagera d’autres informations très vite.

Ni innocentes, ni coupables. Crève la justice et son monde.
Exprimons leur toute notre solidarité ! »

Source : https://iaata.info/7-compagnon-n-es-partent-en-taule-suite

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